Je lis les tweets de ma famille toujours simples, drôles, frais.
Je lisais les tweets de ma meilleure amie dans la même veine mais avec sa touche si spéciale, avec sa sensibilité si exceptionnelle.
Mais j’avais besoin d’avoir mon espace à moi. Celui où je peux lâcher de ma colère, de mon blues, de mon humour insolent sans inquiéter, sans choquer, sans question, concentrés dans un bouillon brouillon de cent-quarante caractères et plus en trichant un peu. Et parfois du rien, du quotidien, de la joie, de la légèreté,
Je lis les tweets de ceux qui sont pour certains des amis. Dans leurs messages, du rien, de la légèreté, du quotidien mais surtout tellement de colère, de mystères, de négativité, de critiques qu’on n’accepte pas pour soi-même par ailleurs (quelle hypocrisie!), de comportements outrés (oui parlons de cette cause et situation A ou B comme si nous étions naïfs de la réalité médiatique).
Tout est tellement plus simple quand on est Dieu en son royaume. On change même parfois de pseudo en prétextant tout cela pour recommencer ailleurs pareil (ou alors on me tait les vrais raisons).
Quelquefois je leur en veux de céder à la facilité de se laisser alpaguer par ce tourbillon. Comme je m’en veux à moi aussi, moi qui me vante d’être peu influençable.
Alors je me demande si je ne devrais pas également m’acheter une montre.
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